REVUE DE PRESSE FRANçAISE: A la Une de la presse française : Nicolas Sarkozy barre à droite
REVUE DE PRESSE FRANçAISE: A la Une de la presse française : Nicolas Sarkozy barre à droite

Aujourd’hui samedi, c’est le jour de sortie du Figaro Magazine qui publie cette semaine un entretien exclusif avec le président toujours pas officiellement candidat. Dix pages consacrées aux dires du Chef de l’Etat, et sur lesquelles nous reviendrons plus longuement demain dans la revue de presse des hebdomadaires. Nicolas Sarkozy y livre ses « valeurs pour la France » : travail, éducation, famille, laïcité, titre Le Fig Mag.

Que faut-il comprendre ? « Nicolas Sarkozy espère envoyer un signal fort à l’électorat populaire », explique Le Parisien-Aujourd’hui en France.

Ce que Le Monde traduit par ce titre : « Sarkozy chasse sur les terres du Front national ». Le quotidien du soir note que le Président « ressort (…) le triptyque qui a fait sa fortune en 2007. Au menu, l’immigration, la laïcité, et le rapport entre travail et assistanat ».

Le Monde revient en Une sur la méthode évoqué par le Chef de l’Etat dans son entretien au Figaro magazine : le référendum. Après avoir rappelé que, depuis cinq ans, Nicolas Sarkozy a, par exemple, réformé les retraites ou fait adopter le traité européen en évitant « soigneusement » de demander leur avis aux Français par référendum, Le Monde s’interroge : « A qui fera-t-il croire que la question du droit des chômeurs ou des étrangers justifierait davantage, demain, le recours à l’arbitrage populaire ? (…) Cette initiative ressemble beaucoup à une promesse en l’air, qui n’engage que ceux qui voudront bien y croire. Nicolas Sarkozy (…) n’ignore pas qu’en France, contrairement à la , ces consultations ont été tellement solennisées que les Français répondent plus souvent à l’auteur de la question posée plutôt qu’à la question elle-même ».

Sarko : cap pôle droit

Libération, ce matin, ne dit pas autre chose. Non seulement au sujet des référendums proposés par Nicolas Sarkozy sur l’indemnisation des chômeurs ou le droit des étrangers, mais aussi sur le travail, l’immigration, la famille et sans doute bientôt, la sécurité. Ce qui conduit Libé à dénoncer la résurgence d’une droite « dure » au plus haut niveau de l’Etat en France. Pourquoi un tel coup de barre à droite de Nicolas Sarkozy ? Parce que, sur le plan économique et social, « sa parole est démonétisée, analyse Libération. Le FN, lui, ne fait pas campagne sur son terrain habituel. Le chef de l’Etat a choisi de s’engouffrer dans l’espace ». Certes, concède le journal, en affrontant la gauche sur ces sujets, Nicolas Sarkozy « accompagne le mouvement à la bipolarisation qui semble à l’œuvre dans l’opinion. Il s’installe dans un match que paraissent réclamer les Français ». Mais, souligne toutefois Libé, Nicolas Sarkozy « prend un risque et commet peut-être une erreur. Le risque? Braquer une partie de sa majorité en appuyant trop fort sur la pédale de droite (…) L’erreur de Sarkozy est peut-être de plaquer ses désirs de clivages sur un pays tellement cabossé que son humeur est au changement sans heurts ».

: talon d’Achille de l’€

Scènes d’émeutes hier à Athènes en marge d’une nouvelle manifestation contre le nouveau plan d’austérité du gouvernement Papademos. Les syndicats avaient déclenché une grève générale de quarante-huit heures visant à conduire la protestation jusqu’au parlement qui doit se réunir demain pour voter les réformes exigées par l’Union européenne en échange de son aide budgétaire. A en croire Le Figaro, la Grèce est même « au bord de l’explosion ». Mais même s’il relève que pas moins de six ministres ont démissionné et que le Premier ministre a évoqué un risque de « chaos incontrôlé », le journal dénonce en Une ce qu’il appelle le « chantage grec ».

« L’Europe, et la zone euro qui plus est, ne peut pas tolérer en son sein un pays où de larges secteurs de la société échappent à l’impôt, où la dépense publique n’est que patronage et où l’État est à ce point surdimensionné, martèle Le Figaro. À la différence des autres victimes de la crise, l’Irlande, l’Italie, l’ ou le , la Grèce n’est pas parvenue, en deux ans, à mettre en œuvre des réformes crédibles. À chaque fois, le chantage est le même : Aidez-nous, ou bien c’est la fin de la zone euro ». Le voilà donc ce prétendu « chantage grec », que refuse le journal. Lequel, pour conclure, maintient que, « pour le bien de la Grèce et pour sauver la monnaie européenne, c’est un dilemme dont il faut sortir », sermonne, donc, Le Figaro.

CAN : foot, gris-gris vidéo

Et attention, prévient Hervé Renard dans L’Equipe, « quelque chose va se passer » demain à Libreville ». L’entraineur français de la Zambie admet, certes, que son équipe est « devant une montagne », mais, dit-il, elle n’a « peur de personne ». Car, explique Hervé Renard, dans son groupe, « il y a un truc qui plane » et il « ne sait pas ce que c’est. Comme un esprit ». Un esprit ? Bigre ! Voilà les Ivoiriens prévenus.

Les Eléphants, justement. Ils ont droit ce matin à une page entière dans Libération, qui observe que la Côte d’Ivoire « vibre pour son équipe nationale ». Comme elle l’a toujours fait, est-on tenté d’ajouter. Non, ce qu’il y a de nouveau, selon Libé, c’est que le nouveau pouvoir « a bien compris le profit qu’il pouvait (…) tirer » d’une victoire des Eléphants à la CAN. Le Chef de l’Etat (Alassane Ouattara) « envoie des messages vidéo de soutien à l’équipe », relève Libé. Vidéo d’un côte, esprit de l’autre, ça promet… Mais, rehausse le journal, qui fait le parallèle avec le XV d’ qui avait gagné la Coupe du monde de rugby en 1995, « Alassane Ouattara se verrait bien en Nelson Mandela, revêtant le maillot des Eléphants et brandissant la coupe ». Et ça, oui, c’est vrai que ça faisait longtemps qu’on ne l’avait pas vu sur les bords de la lagune Ebrié.

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Article source: rfi


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